LES PENSÉES, LES ÉMOTIONS ET LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Il n'y a pas si longtemps, on croyait que le système immunitaire était un mécanisme biologique indépendant des autres systèmes de l'organisme humain. Après tout, une minuscule cellule T placée dans une éprouvette ne continuait-t-elle pas à combattre l'envahisseur ? C'est pourquoi, on considérait les pensées et les émotions comme des éléments complètement distincts des réactions corporelles.
Aujourd'hui, des travaux de recherche brossent cependant un tableau tout à fait différent de la situation. Il y aurait un lien direct entre le cerveau, le système nerveux et le système immunitaire. Une science récente, la psychoneuropsychologie (PNI) s'avère efficace, en raison de l'importance qu'elle accorde à l'influence des pensées, des sentiments et des émotions sur la santé physique.

Les chaînons de connexion
Examinons quelque peu les points de jonction entre ces trois systèmes pour définir le rôle joué par les émotions et les croyances.
De récents travaux de recherche démontrent que chaque pensée et chaque émotion provoque des transformations chimiques et électriques mesurables dans le cerveau et partout dans le corps. Une réaction émotionnelle, présente à divers degrés, quelle que soit l'expérience vécue, tend à se concentrer dans le système limbique situé dans la zone centrale du cerveau. En réalité, cette information émotionnelle est transférée depuis le système limbique vers les sites récepteurs (même principe que l'antenne parabolique) des glandes endocrines (pituitaire, thalamus, pancréas, surrénale, etc), grâce à des neuropeptides (chaînes complexes d'acides aminés) biologiquement codés.
Chose intéressante, les monocytes, éléments clés du système immunitaire, renferment des sites récepteurs de ces mêmes neuropeptides ! De significatifs résultats de recherche révèlent que le tissu nerveux se prolongeant aux principaux organes relie le système immunitaire au système nerveux central par le biais de ces monocytes. Apparemment, ce sont ces monocytes qui établissent un lien direct entre le vaste système mnémonique du cerveau et le mystérieux système de mémoire de la réaction immunitaire elle-même : en fonction de contacts antérieurs, les cellules T semblent pouvoir reconnaître les corps étrangers. Tant et aussi longtemps que l'émotion est réprimée, les neuropeptides associés sont incapables de repérer leurs sites récepteurs. Il en résulte un cycle répétitif de comportements dysfonctionnels en ce qui a trait à l'estime de soi, aux relations interpersonnelles et au but de sa vie.
Le corps peut-il devenir plus sujet à la maladie à cause des déséquilibres électro-chimiques occasionnés par le refoulement d'émotions ? Candice Pert, Ph.D, professeur à Rutgers University écrit : Les émotions refoulées conduisent nécessairement vers la maladie. Le virus du SIDA, par exemple, s'introduit dans le système immunitaire par un site récepteur habituellement utilisé par un neuropeptide. Que le virus puisse ou non s'introduire dans la cellule dépend de la quantité présente de ce peptide naturel, lequel, selon la théorie PNI, est fonction de l'état émotionnel, dans lequel se trouve l'organisme.
La psychoneuroimmunologie, science récente, démontre que le cerveau, le système nerveux et le système immunitaire sont tous des éléments contribuant à un plus grand système. Tout comme on est ce qu'on mange, on est ce qu'on pense et on est ce qu'on ressent. Tout comme on doit absorber des aliments et maintenir son corps propre, si on souhaite une santé florissante, on doit également intégrer chaque émotion ou sentiment et se défaire de tout blocage qui empêche sa pleine expression émotionnelle.

(Andy Bernay-Roman, infirmière, LMT, expert conseil dans le domaine de la santé chez Hippocrate, propose des sessions privées d'intégration centropique (Centropic Integration), au cours desquelles sont appliqués les principes PNI.)



LE SYSTÈME IMMUNITAIRE : UN MIRACLE DE LA CRÉATION

Le système immunitaire remplit la fonction la plus complexe de la merveilleuse machine qu'est le corps humain. Quand il remplit bien son rôle, ce système, ayant à son service plus de trois milliards de défenseurs, est capable d'identifier et d'éliminer les envahisseurs, tout en laissant nos cellules faire leur travail. D'après Immunology, " Le concept que le système immunitaire fait constamment le tri entre le moi et le non-moi, le mien et le non-mien, est la pierre angulaire de la théorie immunologique. "

Nous passerons en revue les troupes défensives du système immunitaire tout en expliquant leurs différents rôles. Nous cernerons les raisons des défaillances possibles et fournirons des moyens très simples de soutien. Il s'agit d'une approche très complexe et il est important de suivre les douze conseils proposés à la fin de cet article, résultant de plus de 35 années d'expériences positives, sinon miraculeuses, à l'Institut Hippocrate.

Les défenseurs de notre système immunitaire
Tout d'abord, il faut les identifier :
1. Les phagocytes : cellules nourrissantes qui se divisent en neutrophiles et en macrophages. Tous deux sont des éboueurs, consommant déchets, cellules mortes et autres détritus, ainsi qu'un grand nombre de microbes envahissants. Les macrophages sont plus gros et plus robustes que les neutrophiles. En plus de gérer les déchets, ils produisent différents enzymes et agents antimicrobiens, et ils sont les liens entre les autres cellules du système immunitaire et même celles du cerveau.
2. Le CMH (complexe majeur d'histocompatibilité). Il s'agit de molécules attachées à la surface des cellules qui agissent en tant que cartes d'identité génétique. Si ce complexe est absent, le système immunitaire juge qu'on a affaire à un intrus. (Sur les macrophages, le CMH pose un peu d'antigène sur tout envahisseur ingéré. Un antigène est la carte d'identité d'un envahisseur.)
3. Les cellules T inductrices. Nous avons ici affaire aux chefs des opérations du système immunitaire. Elles reconnaissent l'ennemi et stimulent la production d'autres guerriers, les ralliant au combat contre les envahisseurs. Elles revendiquent l'aide des macrophages, de nouvelles cellules T et B, et stimulent la production de plasmocytes (cellules formatrices d'anticorps). Les lymphocines sont des protéines semblables à des hormones (interleukines et interféron gamma inclus). Elles permettent la communication entre les cellules immunitaires.
4. Les cellules T tueuses. Ces cellules détruisent d'autres cellules porteuses de virus et de microbes en les bombardant d'une protéine mortelle, qui poinçonne des trous à l'intérieur de leur membrane, causant des ruptures cellulaires. De plus, elles ont pour fonction d'éliminer des cellules cancérigènes.
5. Les cellules B. Avec l'aide des cellules T inductrices, les cellules B se multiplient. Certaines d'entre elles se divisent et évoluent en plasmocytes.
6. Les plasmocytes produisent des anticorps par millions. Tout comme des missiles téléguidés, les anticorps s'insinuent partout où on les demande.
7. Quand les anticorps rencontrent des antigènes connus sur lesquels ils peuvent s'accrocher, ils les attrapent, les ralentissent, et les forcent à se regrouper. Ils les transforment ainsi en morceaux de choix prêts à être dévorés par les phagocytes. Les anticorps peuvent aussi faire eux-mêmes ce travail avec l'aide de protéines de complément.
8. Les protéines de complément. Une fois les anticorps scellés à la surface de microorganismes, des protéines de complément s'y agglutinent et y injectent un liquide qui les fait éclater et mourir.
9. Les cellules T suppressives. Quand l'infection est refrénée et que le système immunitaire a gagné la bataille, les cellules T suppressives entrent en scène. Elles recourent à des signaux chimiques pour interrompre l'ensemble des activités immunitaires.
10. Les cellules à mémoire sont produites par les cellules T et B. Pendant des années, et parfois pendant toute la vie, elles circulent dans les systèmes sanguin et lymphatique, gardant la mémoire de l'antigène. Si le corps est de nouveau envahi par le même agent pathogène, l'attaque est alors menée par ces cellules à mémoire. Le corps est désormais immunisé contre ce microorganisme spécifique.


Voyons comment, petit à petit, au cours des années, nous avons causé une panne chez ce merveilleux système et aussi comment éviter un désastre dans le futur.

Ce qui ne va pas
Depuis les dix dernières années, le système immunitaire jouit d'une notoriété sans précédent. Il est sans contredit l'élément clé de la santé. Voici quelques causes, parmi tant d'autres, du déclin et de la ruine de ce système vital.

A. Les mauvaises habitudes de vie. Depuis 35 ans déjà, l'Institut Hippocrate enseigne au monde entier l'importance de la bonne alimentation et de l'exercice pour le maintien de la santé. Un déséquilibre de ceux-ci nuit au travail du système immunitaire.
B. La dégradation de l'environnement. En une seule journée, l'homme d'aujourd'hui crée plus de pollution qu'il ne le faisait en l'espace d'une décennie à l'époque précédant la révolution industrielle (vers les années 1865). Pour le maintien de la santé, l'endroit où l'on vit est maintenant aussi important que les bonnes habitudes. Le corps subit les agressions de l'air, de l'eau et des champs électromagnétiques.
C. Les produits chimiques. Notre système immunitaire doit travailler très fort pour éliminer les milliers de produits chimiques introduits par la nourriture, les boissons, l'eau, les médicaments, les suppléments alimentaires synthétiques. Il n'est pas étonnant de le voir s'épuiser à la tâche.
D. Les mauvaises méthodes culturales. Nos sols sont désormais déminéralisés, chargés de fertilisants et de pesticides de synthèse. Ils ne peuvent donc pas fournir les produits sains dont notre système immunitaire a besoin pour rebâtir ses énergies. Il ne tarde pas à s'épuiser, et la fatigue chronique, le cancer, la candidose et le SIDA ne sont que quelques-uns des désordres qui nous guettent.
E. Les envahisseurs mutants. Dans ce monde en constant mouvement, virus, bactéries, fongus, parasites de toutes sortes sont en mutation constante pour assurer leur survie. Le résultat est qu'un élément qui pouvait autrefois être éliminé rapidement et facilement par le système immunitaire se cache maintenant dans le corps en attendant les conditions propices à sa multiplication.

Soutenir ses troupes
Plus de 30 ans avant que le corps médical ne reconnaisse le rôle primordial que joue le système immunitaire, l'Institut Hippocrate enseignait déjà les méthodes permettant de le soutenir. Voici 12 lignes de conduite simples et efficaces.
I. S'exposer au soleil (direct ou indirect) pendant 20 à 30 minutes, chaque jour. Le meilleur temps est avant 10 h et après 15 h. Pendant cette période, éviter de porter des verres fumés pour permettre à la lumière solaire de pénétrer les yeux. Le soleil est un puissant architecte du système immunitaire.
II. S'oxygéner. Aller dans des environnements remplis d'oxygène (océan, forêt, ruisseaux, serres) et apprendre à respirer profondément. Se nourrir d'aliments crus et verts, riches en oxygène. Ajouter des produits oxygénés dans l'eau potable (Genesis 1000, par exemple). Si on passe le plus clair de son temps à l'intérieur, se procurer un système de traitement de l'air producteur d'oxygène, tel Alpine, pour la maison et le bureau.
III. Boire de l'eau pure. Les meilleurs procédés de purification de l'eau sont la distillation et l'osmose inversée. Ajouter à l'eau potable une substance oxygénante. Boire l'équivalent, en onces, à la moitié de son poids, en livres.
IV. Se nourrir totalement d'aliments végétariens. Notre alimentation devrait se composer d'aliments crus à 75% (ou plus). Les jeunes pousses et les légumes verts sont nourrissants et équilibrés.
V. Deux fois par jour, boire un jus vert, fraîchement pressé, voilà la recommandation expresse de Brian Clement, directeur général de l'Institut Hippocrate.
VI. Prendre des suppléments d'algues bleu-vert et d'algues vertes. Ce sont des aliments riches et concentrés.
VII. Supprimer de son alimentation les produits et condiments contenant des ingrédients susceptibles de nuire au système immunitaire tels sel, sucres et farines raffinés, produits laitiers, vinaigres, huiles chauffées, colorants et additifs de conservation.
VIII. Éviter le four à micro-ondes et les fritures. Des études ont confirmé que ces deux méthodes de cuisson provoquent différents cancers, de nombreux problèmes cardiaques et des maladies du système circulatoire.
IX. Éviter l'alcool et les médicaments, mêmes prescrits, à moins que ces médicaments ne soient essentiels.
X. Faire de l'exercice. Trois périodes de 20 à 30 minutes sont primordiales, et doivent inclure des étirements, de l'aérobie et des exercices de résistance musculaire.
XI. S'accorder un bon repos. Pendant une journée par semaine, ne prendre que des jus fraîchement pressés et de l'eau. Cette habitude permet au système immunitaire de faire le ménage des cellules et de se reposer.
XII. Sourire à la vie. Une attitude positive favorise la bonne santé.

La pratique de ces recommandations simples dans la vie de chaque jour portera fruit : le système immunitaire ne s'en portera que mieux et sera réellement efficace dans le maintien d'une santé resplendissante.